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Collègue toxique : 8 signes qui ne trompent pas (et comment arrêter de subir)

    photo représentant une femme au double visage pour illustrer un collègue toxique au travail : d'un côté avenant, de l'autre malveillant

    C’est un jour comme un autre.

    La journée n’est pas terminée, mais une nouvelle fois, vous vous sentez vidé, sans vraiment savoir pourquoi.

    Vous doutez de vous. Vous éprouvez ce mélange de colère et de honte, cette impression désagréable d’avoir encore « raté quelque chose ».

    Votre collègue toxique a encore frappé. Et le résultat est là.

    En tant que psychologue du travail et ancien Responsable RH, je l’ai vu des centaines de fois : une personne toxique au travail peut véritablement vous pourrir la vie.

    Et j’y ai aussi été confronté à titre personnel.

    Ces relations professionnelles toxiques finissent par vous vider de votre énergie, sans que vous compreniez vraiment ce qui se passe. Elles vous font douter de vous, vous usent à petit feu, jusqu’à vous donner envie d’être ailleurs.

    Parfois, le comportement toxique est visible de tous. Et l’entreprise laisse faire. D’autres fois, votre collègue toxique avance masqué, et c’est à vous qu’il (ou elle) réserve ses agissements.

    C’est aussi ce qui renforce votre doute, car personne d’autre ne voit vraiment ce que vous subissez.

    Mais il existe des signes qui ne trompent pas – parfois subtils, parfois évidents. Même quand tout semble flou.

    Dans cet article, je vous propose de reprendre du pouvoir.

    Nous allons d’abord voir 8 signes qui ne trompent pas pour reconnaître un collègue de travail toxique. Puis pourquoi ils nous épuisent autant. Et enfin, ce que vous pouvez faire concrètement pour ne plus les subir.

    8 signes d’un collègue toxique (ou de personnes toxiques au travail)

    Un collègue toxique n’agit pas toujours de manière évidente, pour vous ou pour les autres. Certains comportements paraissent anodins au départ… jusqu’à ce qu’ils vous pèsent au quotidien, épuisant peu à peu votre énergie et votre confiance au travail.

    👉 Ces attitudes ne sont pas forcément visibles de l’extérieur, mais elles finissent par miner les relations professionnelles, parfois sans que vous en ayez conscience.

    Voici 8 signes fréquents d’une personne toxique au travail, avec des premiers conseils concrets pour vous en protéger.

    1. Il vous critique… sous couvert d’humour

    C’est « pour rire », mais ça pique toujours un peu. Et souvent, devant les autres.

    Votre collègue toxique est peut-être spécialiste de ces petites boutades. Pour « détendre l’ambiance », si on l’écoute.

    Problème : ça se répète, c’est de l’humour blessant – et toujours à vos dépens.

    En réalité, c’est souvent une forme de comportement passif-agressif : il vous critique tout en prétendant plaisanter, histoire de ne pas assumer ses attaques.

    Ce comportement toxique au travail vise à semer le doute sur vos compétences, petit à petit, tout en valorisant l’image de celui qui vous pointe du doigt.

    💡 Mon conseil :  Ne tombez pas dans le piège du collègue passif-agressif – rire pour « faire bonne figure » validerait son comportement. Restez calme, neutre, et coupez court poliment, sans entrer dans le jeu.

    photo d'une femme tenant une tasse de thé qui sourit malicieusement en regardant droit dans l'objectif pour illustrer une des signes de collègue toxique au travail, la critique sous couvert d'humour
    Derrière l’humour, la moquerie : un grand classique du collègue toxique.

    2. Il détourne vos idées ou vos réussites à son profit

    Tiens, tiens. Votre collègue toxique vient de faire une super proposition en réunion. Ou directement auprès de votre manager.

    Problème : l’idée venait de vous.

    Tout le monde a besoin de reconnaissance au travail – vous, comme lui.

    Mais les personnes manipulatrices ou narcissiques utilisent parfois cette reconnaissance comme levier : elles s’approprient vos réussites pour renforcer leur propre image, sans aucun scrupule.

    Objectif caché : accélérer leur carrière en vous doublant, quitte à vous laisser la frustration et le sentiment d’injustice.

    💡 Mon conseil : notez vos contributions, gardez des traces écrites (mails, supports). Et évitez de tout partager avec ce type de profil.

    3. Il change d’attitude selon qui est présent

    Devant les autres – et surtout devant le manager – il est charmant, drôle, impeccable. En tête-à-tête, il devient froid, critique, voire blessant.

    Ce double visage, très courant chez les personnalités toxiques au travail, a deux effets destructeurs : il vous fait douter de vous (« est-ce moi ? ») et il isole, car votre entourage a du mal à percevoir le problème. C’est une des spécialités du collègue faux gentil ➝.

    💡 Mon conseil :  observez la constance de son comportement avec vous : est-ce un cas isolé, ou un schéma qui se répète ?

    4. Il sème la confusion et nie l’évidence

    « Je ne t’ai jamais dit ça ! » – alors que vous savez parfaitement que si.

    Ce collègue manipulateur joue sur l’ambiguïté : il nie les faits, déforme vos propos ou parle de vous à d’autres en sortant les phrases de leur contexte.

    But de la manœuvre : vous faire passer pour instable ou « trop sensible », tout en gardant le rôle du collègue calme et rationnel.

    Ce type de manipulation est un grand classique dans les situations de relations professionnelles toxiques.

    💡 Mon conseil :  notez les échanges clés, gardez une trace. C’est votre meilleure protection.

    5. Il vous isole ou monte les autres contre vous

    Peu à peu, vous sentez que l’équipe se referme. Les regards changent.

    Votre collègue toxique alimente des rumeurs, omet de vous inclure dans des discussions importantes ou dramatise vos erreurs. Souvent, c’est une véritable stratégie, qui s’accompagne d’une surveillance plus ou moins visible.
    « Une collègue me surveille au travail » : comment savoir si vous vous faites des films… ou pas

    Son objectif : vous décrédibiliser pour vous affaiblir psychologiquement.

    C’est l’un des signes les plus violents de la toxicité au travail, car il brise le sentiment d’appartenance.

    💡 Mon conseil :  recréez du lien ailleurs. Parlez à d’autres collègues, cherchez un appui selon votre situation auprès d’un RH ou d’un représentant du personnel.

    au premier plan une femme triste, à l'arrière plan trois collègues qui discutent et sourient, pour illustrer un des signes de collègue toxique au travail, lorsqu'il isole et monte les autres contre vous

    6. Il exploite votre gentillesse ou votre besoin de reconnaissance

    Vous vous trouvez régulièrement en surcharge de travail, à faire des heures pour régler des problèmes et des urgences… qui ne sont même pas les vôtres ?

    Les collègues manipulateurs savent repérer les profils investis et consciencieux, et jouent sur la corde du devoir ou de la culpabilité.

    Résultat : surcharge, lassitude et sentiment de se faire avoir.

    C’est un signe typique de relation professionnelle déséquilibrée.

    💡 Mon conseil :  dire non, c’est poser une limite, et c’est vous protéger. Ce n’est pas un manque d’esprit d’équipe.

    7. Il vous met en compétition permanente

    Avec les personnalités toxiques au travail, la jalousie n’a rien d’un mythe.

    Un collègue jaloux compare constamment vos résultats, souligne vos erreurs, se réjouit de vos échecs – car il ne supporte pas que vous réussissiez. Dans son monde, tout est hiérarchie, classement, rivalité professionnelle.

    💡 Mon conseil :  ne cherchez pas son approbation. Fiez-vous à des retours plus objectifs (manager, pairs de confiance).

    8. Il se fait passer pour une victime

    Ce signe est un grand classique de personnalité toxique au travail. Quand vous osez confronter un collègue manipulateur, il inverse la situation : c’est lui qui « souffre », « fait de son mieux », « ne comprend pas votre agressivité ».

    Ce renversement des rôles est une technique classique de manipulation émotionnelle, qui vise à vous faire culpabiliser.

    💡 Mon conseil :  restez factuel, ne rentrez pas dans le rôle qu’il vous assigne.

    Bonus : 9. Il franchit les limites du respect

    Certains signes de collègue toxique sont subtils. Pas celui-ci.

    Remarques sur le physique, moqueries, intrusions dans la vie privée… Ces comportements ne relèvent plus de simples désaccords ou de « taquineries ».

    Dès que ces agissements se répètent, ce collègue toxique au travail entre dans un nouveau terrain, celui du harcèlement moral, qui peut être poursuivi au pénal.

    Cela peut vous faire sentir isolé, humilié et déstabilisé dans votre quotidien professionnel.

    💡 Mon conseil :  Ne restez pas seul face à ce type de violence psychologique au travail. Votre entreprise a la responsabilité de faire cesser ces agissements. Faites-vous aider en interne (manager, RH, représentant du personnel…) et à l’externe si besoin.

    Homme qui regarde vers le bas en se tenant la tête pour illustrer la souffrance due au harcèlement de la part de collègues toxiques au travail

    Avec ces signes, vous avez mis le doigt sur ce qui cloche.

    Ces attitudes, ces remarques, ces silences pesants.

    Si ces comportements nous pèsent autant, c’est qu’ils ne touchent pas seulement notre travail… ils atteignent quelque chose de plus profond.

    On y vient tout de suite.

    Pourquoi les collègues toxiques nous épuisent autant

    Ces collègues toxiques qui nous pourrissent la vie

    Imaginez-vous un instant dans un job où vous êtes bien.

    Où il n’y a pas de collègues toxiques qui vous importunent (et, oui, peut-être que c’est votre futur job).

    Pourquoi venez-vous au travail ?

    Ce n’est pas simplement pour avoir un toit et de quoi manger – ce qui peut arriver quand on cherche à tenir, quand on est en souffrance au travail.

    Non, je parie que vous venez chercher plus.

    Faire partie d’un groupe social, communiquer, être utile, résoudre des problèmes complexes, exercer votre créativité – contribuer à bâtir quelque chose d’unique, peut-être.

    Quelles que soient vos motivations, dans un cadre professionnel vous avez besoin d’être reconnu. Car le besoin de reconnaissance est un besoin humain, un pilier nécessaire à votre équilibre psychologique.
    Manque de reconnaissance au travail : comment savoir si rester vaut encore le coup

    Mais souvent, sur le terrain, voici ce qui se passe.

    Le collègue toxique arrive – avec ses grands sabots, ou à pas feutrés, comme il en a le secret – et fait voler cet équilibre en éclat.

    Parce qu’il a lui aussi ce besoin de reconnaissance – mais qu’il n’a ni votre talent, ni vos compétences pour l’obtenir « à la loyale ».

    Parce qu’il présente parfois des troubles de la personnalité – je ne l’excuse pas, mais c’est important pour comprendre, car manipuler ou vous faire souffrir peut lui faire plaisir.

    Alors il use de stratagèmes parmi les 8 signes du collègue toxique que nous avons vus : pour vous rabaisser, vous doubler, vous discréditer – de manière insidieuse, parfois.

    Et vous dans tout ça ?

    Vous avez vos objectifs, vos motivations qui ont du sens. Vous n’êtes pas là pour faire des histoires.

    Peut-être pensez-vous être au-dessus de ça – que ça va passer. Peut-être même avez-vous tenté de vous expliquer calmement…

    Mais c’est souvent peine perdue.

    Problème n°1 : ce ne sont pas des attaques frontales, mais une série de micro-attaques invisibles pour les autres, qui s’accumulent et finissent par laisser des traces.

    Car ce comportement toxique au travail ne se manifeste pas toujours ouvertement : il se niche dans ces gestes, ces mots, ces silences…

    Critiques subtiles, moqueries, « peaux de banane » – oublis délibérés de vous inclure, pour vous faire échouer – isolement professionnel, double visage (parfait devant les autres, toxique en privé) …

    Problème n°2 : parfois, ce n’est pas une seule personne, mais plusieurs collègues toxiques qui vous cherchent des noises. Soit ils le font individuellement, en alternance, soit ils se liguent – pour espérer se sortir de leur médiocrité, pour se sentir plus forts, pour « s’amuser »… Ils renforcent alors leur pouvoir de nuisance – et vous pourrissent littéralement l’existence.

    Dans certains services, on voit même des alliances se créer. Et oui, c’est exactement comme Koh Lanta, mais au bureau (et vous n’avez que rarement le totem d’immunité…).

    Un duo qui se protège mutuellement, un petit groupe qui exclut un collègue, ou un cercle « d’anciens » qui décide qui est « dedans » ou « dehors ».

    Ces comportements peuvent être extrêmement puissants. Ils installent une véritable violence psychologique au travail, et finissent par pourrir le climat collectif.

    Et dans certains cas, même le management ou les RH ferment les yeux – par peur du conflit ou faute de preuves tangibles.

    Vous avez le sentiment d’avoir les mains liées, car personne ne voit (ou ne veut voir) ce que vous voyez.

    La souffrance au travail s’installe, insidieuse mais bien réelle. Les premiers effets ne tardent pas : stress, fatigue importante, irritabilité, troubles du sommeil

    Avec eux, souvent, un sentiment de honte (quand on vous humilie devant les autres), de colère (quand le collègue toxique semble agir en toute impunité), de tristesse (sentiment de résignation) …

    Car peu à peu, ces collègues toxiques – qu’ils soient seuls ou en groupe – transforment votre journée de travail en terrain miné.

    Chaque échange devient une potentielle déflagration, chaque réunion un risque d’humiliation.

    Là où il y avait coopération, ils sèment la méfiance.

    Là où il y avait plaisir, ils installent la peur.

    Les relations professionnelles délétères deviennent la nouvelle norme.

    Et c’est ainsi que, jour après jour, ils épuisent même les plus solides.

    À savoir : Selon l’INRS, s’appuyant sur les travaux d’un collège d’experts internationaux, des relations professionnelles délétères figurent parmi les six principaux facteurs de risques psychosociaux (RPS).

    photo d'une balance pour illustrer les décisions de justice face aux personnes toxiques au travail
    La justice reconnaît aussi les dégâts que peut provoquer un comportement toxique sur un collectif

    ⚖️ Cas concret : quand la justice confirme le licenciement d’un salarié toxique

    La Cour de cassation a confirmé dans un arrêt du 14 février 2024 (n° 22-23.620) le licenciement pour faute grave d’une salariée, qui avait multiplié les moqueries et critiques à l’égard de ses collègues.

    La Cour a constaté que « la salariée avait adopté un comportement se manifestant par des critiques, des moqueries, de la violence verbale et physique, une déstabilisation dans les relations professionnelles et une forme de manipulation allant au-delà de simples plaisanteries entre collègues. Elle a ensuite relevé que l’ambivalence de l’attitude de la salariée était source de souffrance au travail. »

    Et si, au fond, ce qui vous épuise le plus…ce n’est pas seulement le comportement de ces collègues toxiques, mais le fait que l’entreprise laisse faire ?

    ➝ C’est ce que nous allons voir maintenant.

    Personnalités toxiques au travail : quand l’entreprise amplifie le problème

    Dans un environnement professionnel sain, les comportements déviants sont rapidement détectés et recadrés.

    Mais dans un environnement professionnel nocif, c’est une autre histoire : les personnalités toxiques au travail y trouvent un terrain fertile pour prospérer. Les rapports sociaux dégradés deviennent alors votre quotidien, et la souffrance au travail s’installe peu à peu.

    Dans ces contextes-là, la toxicité n’est pas seulement individuelle : elle devient systémique.

    Voici trois situations que j’ai observées sur le terrain, et qui accentuent le problème des collègues toxiques.

    Quand le management ferme les yeux

    Vous avez peut-être déjà vécu cette scène : un collègue fait des remarques déplacées, manipule ou déstabilise un membre de l’équipe… et tout le monde le sait.

    Mais la hiérarchie ne fait rien.

    Parce que c’est « un bon élément ». Qu’il « dépasse ses objectifs ». Que le manager toxique pratique le favoritisme, ou cherche à isoler un collaborateur.

    👉 Ce management passif crée un terreau idéal pour les comportements toxiques. Et à force de ne pas recadrer, l’entreprise valide implicitement ces dérives.

    Quand la culture d’entreprise entretient la rivalité

    Certaines organisations valorisent la compétition à outrance : classements internes, primes individuelles qui incitent à jouer perso, communication tournée vers la performance pure…

    Résultat : les collègues toxiques y trouvent un terrain de jeu parfait.

    Ils manipulent les règles, s’attribuent les réussites, rejettent les échecs.

    Et pendant ce temps, les profils coopératifs – piégés dans cet environnement toxique – finissent par s’épuiser ou partir.

    👉 Une culture d’entreprise malsaine et destructrice, c’est l’une des 10 causes les plus fréquentes d’un travail toxique ➝

    Quand le contexte fait monter le stress

    Un rachat, une restructuration, des suppressions de postes : autant de situations anxiogènes qui peuvent faire changer les comportements.

    En tant qu’ancien responsable RH, j’ai vécu ce type de situations de l’intérieur.

    Dans ces périodes d’incertitude, les tensions augmentent, la communication se dégrade, et les personnalités toxiques peuvent se démarquer – pas dans le bon sens.

    👉 Le stress agit souvent comme révélateur, il peut faire basculer dans la toxicité des personnes qui n’avaient pas encore franchi les limites.

    collègue isolé symbolisant la toxicité d’un environnement de travail.
    Dans certains environnements de travail, la toxicité ne vient plus d’un individu… mais du système lui-même.

    Comment se protéger sans se mettre à dos toute l’équipe

    Que faire face à un collègue toxique, maintenant que vous l’avez identifié ?

    Et non, le « coup de boule » que j’entends souffler au fond, là, ce n’est pas une option : ça marche sans doute très bien dans les rêves, beaucoup moins dans la vraie vie. (d’ailleurs pour info, la violence physique au travail conduit souvent à un licenciement pour faute grave.)

    Blague à part, il existe plusieurs manières de se protéger d’une personne toxique au travail, selon votre style et votre personnalité.

    Mon conseil, dans tous les cas : agir vite.

    D’abord pour limiter la souffrance au travail et préserver votre santé mentale. Ensuite, pour éviter que la situation n’empoisonne l’équipe entière – voire même qu’on vous le reproche ! Je sais c’est un comble, mais je l’ai déjà vu (on est plus à une injustice près…)

    Posez des limites claires, sans justifier chaque geste

    Face à un collègue toxique, la première chose que je vous conseille de faire, c’est de poser des limites – et non, cela ne veut pas forcément dire que vous allez entrer en conflit.

    Dire non à une demande déplacée, refuser un ton moqueur, recadrer calmement une remarque, ce n’est pas de l’agressivité. C’est un rappel qu’il y a des limites, et c’est aussi vous respecter.

    Le piège, c’est de trop vous justifier : plus vous expliquez, plus une personne manipulatrice peut trouver des ouvertures.

    Tenez-vous-en donc aux faits, avec une communication sobre et neutre.

    👉 En RH, on le voit souvent : les profils assertifs (clairs mais calmes) sont ceux qui s’en sortent le mieux face à la toxicité.

    Documentez les faits (calmement, sans dramatiser)

    Lorsque vous faites face à une personne toxique au travail, la mémoire joue souvent contre vous. Et c’est normal – les émotions se sont invitées à la partie, le sentiment de menace plane (car oui, il s’agit bien d’une forme de violence psychologique). Résultat : tout se brouille, on doute, on minimise.

    Pour vous aider à garder le cap, tenez un journal des faits concrets (dates, propos, mails, réunions). Cela vous fera une trace objective, pour vous protéger.

    Car en cas de signalement ou d’entretien RH, ce sont les éléments factuels, pas les ressentis, qui font la différence.

    👉 En pratique RH, c’est souvent ce qui change tout entre « il / elle exagère » et « il y a un vrai problème à traiter ».

    Cherchez du soutien : RH, collègues témoins, réseau externe

    Lorsqu’on est pris pour cible, on pense souvent pouvoir s’en sortir seul, que c’est une faiblesse d’en parler. Mais face à des personnalités toxiques au travail, s’isoler est le pire réflexe.

    Le soutien social est un levier efficace pour vous aider à dépasser ces relations professionnelles délétères. Parlez-en à une personne de confiance : un collègue témoin, un représentant du personnel, ou un membre des RH capable de prendre du recul, par exemple.

    Et si l’ambiance interne est trop tendue, appuyez-vous sur votre réseau ou sur un accompagnement extérieur (selon votre situation, psychologue du travail, médecin, professionnel de l’accompagnement carrière…) pour y voir plus clair.

    Ce soutien vous aidera à retrouver de la clarté et à sortir de la culpabilité.

    👉 Face à une relation professionnelle toxique, le soutien social est un levier puissant.

    Si rien ne change, préparez une sortie maîtrisée

    Et si le problème dépassait ce collègue ?


    Quand une relation professionnelle devient pesante, elle révèle souvent quelque chose de plus large sur votre situation actuelle.

    Pour y voir clair, j’ai conçu un test rapide (2 minutes) qui vous aide à comprendre où vous en êtes vraiment dans votre vie professionnelle.

    Parfois, malgré tous vos efforts, la situation reste bloquée : le climat d’équipe est trop délétère, la direction ne réagit pas, et le stress devient votre quotidien.

    Quand c’est le cas, il est temps de penser à votre avenir professionnel.

    Préparer une sortie, ce n’est pas fuir.

    C’est reprendre la main sur votre équilibre – et remettre votre énergie là où elle compte vraiment.

    Commencez simplement : mettez à jour votre CV, reprenez confiance, réactivez votre réseau.

    Et surtout, informez-vous.

    Sur le blog, vous trouverez plusieurs articles concrets pour amorcer ce virage sereinement – comme ➝ Quitter un travail toxique : ce que personne ne vous dit (mais que vous devez savoir).

    💡 La newsletter « Je vaux plus » approfondit aussi justement ces sujets : stratégie de départ, reconstruction de confiance, recherche d’un environnement aligné.

    Un point d’appui, semaine après semaine, pour vous aider à tourner la page sans vous épuiser.

    👉 En tant qu’ancien responsable RH, je l’ai souvent vu : ceux qui anticipent leur départ partent plus sereinement, et trouvent un job aligné plus vite.

    photo d'un homme confiant, dans une rue ensoleillée, illustrant la reprise de pouvoir face à des personnes toxiques au travail
    Retrouver confiance et liberté après avoir subi des personnalités toxiques au travail, c’est possible.

    En résumé : comment gérer et se protéger d’un collègue toxique

    Si vous m’avez lu jusqu’ici, c’est sans doute qu’une situation vous pèse.

    Et qu’une personne – ou plusieurs – perturbe votre équilibre au travail.

    Les 8 signes que nous avons vus ont peut-être mis des mots sur ce que vous ressentez depuis un moment : ces comportements toxiques déguisés sous des sourires, de l’humour ou une fausse bienveillance.

    La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des leviers d’action.

    Les trois premières étapes sont simples, mais puissantes : poser des limites claires, documenter les faits, chercher du soutien.

    Dans bien des cas, cela suffit à faire reculer les comportements toxiques – surtout si votre environnement reste globalement sain.

    Mais parfois, la toxicité dépasse le cadre d’une personne.

    Quand c’est tout un environnement de travail qui devient délétère, il faut envisager autre chose : une sortie maîtrisée, pour un nouveau départ.

    Je sais – pour l’avoir observé en RH, et vécu personnellement – que quitter un poste, même s’il est toxique, n’est jamais simple.

    Il y a toujours mille raisons de rester : la peur de l’inconnu, la loyauté, le besoin de sécurité, l’espoir que « ça s’arrange ». Sans oublier cette injustice – pourquoi serait-ce à vous de partir ?

    Et pourtant rester dans un environnement où l’on s’épuise, c’est comme se battre contre un mur.

    Vous méritez mieux que cela.

    Vous valez plus que ces collègues néfastes.

    Et surtout, aucun emploi ne mérite qu’on y laisse sa santé.

    Des entreprises saines existent.

    Des équipes bienveillantes aussi.

    Et un jour, cette période ne sera plus qu’un souvenir – celui d’un moment où vous avez choisi de vous remettre au centre de votre propre équilibre.

    Christopher Symbrat, psychologue du travail et ancien responsable RH

    À PROPOS DE L’AUTEUR

    « Je m’appelle Christopher Symbrat.

    Psychologue du travail et fort de 15 ans d’expérience RH terrain, j’ai recruté et accompagné des centaines de personnes, d’abord comme Responsable recrutement, puis Responsable des ressources humaines.

    Aujourd’hui, je suis indépendant et j’aide celles et ceux qui veulent sortir d’un job qui ne leur correspond plus. Prêt(e) à passer à l’action ? Je suis là pour vous guider. »

    🔎 Envie d’en savoir plus sur mon parcours et la mission du blog ? Découvrez pourquoi j’ai créé « Je vaux plus » ➝

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